<!-- /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent:""; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} --> Premier roman de Katherine Pancol, écrit en 1979. Une commande d’éditeur, à en lire sa biographie. On se dit, bon encore les mémoires d’une jeune fille rangée. Oui, certes, mais pas seulement. La narratrice Sophie raconte comment jeune fille, elle a erré d’un garçon à un autre, d’une jouissance à une autre. Donc jeune fille plutôt dérangeante. Et même quelque fois dérangée.
Sophie, pourquoi Sophie ? On pense aux malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur. La gentille petite fille qui voudrait tant satisfaire les autres. La petite fille modèle. Qui étouffe dans les carcans que les autres lui imposent.
On est donc face à une autobiographie déguisée.
Car l’héroïne qui est aussi la narratrice raconte comment elle s’est trouvée. Obéissant dans un premier temps aux désirs de l’autre, faute de mieux, faute de se connaître. Mais diverses influences vont peu à peu guider ses pas. Carmona, une amie d’enfance fantasque, Gabrielle sa mamie considérée comme une marginale par le reste de la famille, mais si attachante.
La narratrice raconte aussi l’histoire d’autres femmes, celle de sa mère Camille, que son mari a quitté et qui ne vit que pour et par ses enfants. Voilà une femme qui a renoncé au plaisir. Celle de sa grand-mère Gabrielle, qui a abandonné mari et enfants pour suivre un grand amour. Et qui ne le regrette pas. Celle de son amie Carmona, intransigeante, et un peu folle, il faut bien l’admettre, qui va en Egypte pour vivre pleinement. Son histoire est la plus farfelue, mais elle nous embarque tout de même.
Car l’auteure entremêle ces récits, comme elle mélange les temps, sans se préoccuper de ménager le lecteur. Au début, on est un peu perdu. Puis peu à peu, tout prend forme. Les personnages tournent autour de Sophie, son destin se dessine. Elle finira par se trouver. En l’occurrence c’est l’écriture qui la sauvera. Et pour exister par elle-même, elle devra renoncer au confort domestique que lui offre une vie sentimentale rangée. La fin du roman est particulièrement émouvante. L’écriture est devenue fluide et simple, et elle résonne de sincérité.
Moi d’abord, l’histoire d’une jeune fille qui apprend à penser à elle, d’abord.
A conseiller à toutes les jeunes filles qui se cherchent, à toutes les femmes qui se sentent trop à l’étroit dans leur quotidien, à celles et ceux à qui il manque quelque chose sans trop savoir quoi….

